Depuis plus de 150 ans, nous vivons avec le terrorisme. Comme une maladie héréditaire, elle se transmet de génération en génération. Les vagues de violence se succèdent. Les premiers anarchistes, les fascistes, les révolutionnaires des années 1960, les pirates de l’air des années 1970, les militants nationalistes des années 1980, les extrémistes islamistes ou les fauteurs de haine d’extrême droite, tous sont des variations sur un thème lugubre.
Des décennies de stratégies de sécurité et de débats sur les définitions n’ont abouti à aucune conclusion sur les « causes profondes » insaisissables du terrorisme. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, nous avons assisté à l’effort de recherche le plus soutenu jamais réalisé. Cela a conduit à des connaissances beaucoup plus approfondies et à d’innombrables complots déjoués, mais ne constitue pas une réponse infaillible quant à la manière dont nous pouvons empêcher un nombre relativement restreint d’individus de provoquer des perturbations massives, des pertes de vies huma...
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